Carbon Think :
un projet collaboratif au service de la création de nouveaux modèles économiques agricoles « bas carbone »

L’Agriculture est au cœur des enjeux du dérèglement climatique : elle y contribue, est victime et surtout est source essentielle de solutions. Avec la forêt, elles sont les seules activités humaines susceptibles de répondre pour l’ensemble de l’humanité au défi du changement climatique par la séquestration du carbone dans les sols et la production de la biomasse. L’activité agricole a la singularité de capter le carbone atmosphérique via la photosynthèse: on parle de puit de carbones.

Afin de créer les incitatifs nécessaires à l’engagement de l’Ariculture, l’une des voies est donc de proposer aux agriculteurs de valoriser leurs « externalités carbones », c’est-à-dire d’être rémunérés pour les gaz à effet de serres (GES) qu’ils permettent de stocker ou de ne pas émettre en modifiant leurs pratiques. Payer les agriculteurs pour leurs pratiques « bas carbone », en plus du bénéfice sur le compte de résultats de l’exploitation que peuvent représenter des pratiques agricoles plus écologiques, apparaît comme une solution incitative innovante pour atteindre les objectifs ambitieux de réduction des émissions globales de GES vers une neutralité carbone.
 

Pour soutenir cet engagement,

ont formé depuis 2019 le consortium « Carbon Think » pour mettre en œuvre le projet collaboratif

« Le carbone comme driver de la transition agricole ». 

 

Ce projet, financé par la Région Grand-Est dans le cadre des Partenariats européens d’innovation de la Commission Européenne, vise à créer les modèles économiques permettant de financer la transition bas-carbone.
ll s’agira de rémunérer 100 agriculteurs du Grand Est pour leurs réductions d’émissions nettes de gaz à effet de serre et leurs actions de séquestration de carbone notamment par les référentiels méthodologiques certifiés par le label bas Carbone. Ces pratiques certifiées pourront donner lieu à la vente de « crédits carbone » agricoles sur le marché volontaire auprès d’entreprises souhaitant compenser leurs émissions résiduelles, c’est-à-dire après avoir déjà mené des efforts de réduction. Les entreprises désireuses pourront donc acquérir des « crédits carbones » sur des modèles produits et certifiées en France. Une blockchain sera mise en place pour faciliter et sécuriser les différents flux entre les parties prenantes.
Le retour d’expérience économique et financier du projet servira à alimenter les réflexions dans le cadre des travaux de la future Politique Agricole Commune – PAC notamment au regard des enjeux climatiques.
Au-delà de ces résultats opérationnels, les effets attendus sont de créer une dynamique territoriale qui permettra d’engager l’Agriculture dans une véritable transition bas carbone, en diminuant son empreinte carbone et en valorisant, par le déploiement d’instruments économiques coconstruits par l’ensemble des acteurs concernés, sa capacité à produire du carbone renouvelable.